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Ferrari : essai de la Ferrari 458 Italia

Essayer une Ferrari 458 Italia sur circuit, c’est toucher à la légende Ferrari. En effet, l’on a souvent tendance à comparer les voitures de sport avec des chiffres tel que le départ arrêté ou la vitesse de pointe. Il suffit de se mettre au fond d’un siège d’une 458 pour comprendre la magie du constructeur Italien. Pour les plus sceptique je conseille de tester le même jour un autre monstre, l’essai comparatif est juste d’une démonstration collégiale pour comprendre les subtilités.

Essai Ferrari 458 Italia sur la piste de Las Vegas. © Loïc Dorez.

Moteur en marche

Les 570ch du moteur V8 atmosphérique de la Ferrari 458 Italia. © Loïc Dorez.

Le V8 atmosphérique de 570 ch ronronne dans votre dos. Vous avez tout simplement un des meilleurs V8 de l’histoire qui s’apprête à vous faire un concert. Car c’est de musique ici qu’il s’agit. Et pas qu’au sens figuré : Ferrari travaille les harmoniques de ses moteurs sur toute la plage des gaz. On est quelques part entre horlogerie, le travail de luthier ou tout simplement le savoir faire d’un constructeur et motoriste de légende avec 70 ans d’expériences en compétition. Ce moteur est un beau mélange de savoir faire en F1 Italiano-Français car développé sous la direction du chef d’orchestre motoriste Jean-Jacques His, ex-Renault F1 mais également ex-Ferrari puisqu’il était responsable du département des moteurs de compétition à Maranello entre 1986 et 1988 pour revenir dans le groupe Ferrari-Masserati en 2003. Sur son premier passage en 1988 chez Ferrari le français fera d’ailleurs éloge au constructeur italien dans une interview : « C’était Ferrari tout de même (…). Je ne pouvais pas dire non. J’ai toujours été émerveillé par cette cathédrale. (…). J’ai découvert en Italie une façon de travailler que je ne soupçonnais pas. » Merci Ferrari, merci Mr His !

La palette tombe sous vos doigts, le volant est ferme : 1ière …

Dès les premiers tours de roue ont apprécie la directivité. Le comportement est sain. Un certaine facilité se dégage. Le ronronnement des 570ch à quelques centimètres derrières vous reste discret en dessous des 2000 tr/min. Le temps d’un premier tour de piste pour apprécier le tracé et la voiture. Douceur et fermeté au rendez vous. Un coup d’oeil sur le tableau de bord vous permet de vérifier si les pneus et le moteur sont montés correctement en température et nous voilà dans le dernier virage avant d’attaquer la ligne droite : gaz !

Pied au plancher, le monstrueux V8 s’éveille, on bascule dans une autre dimension. 4000tr/min, 5000tr/min … ce n’est que le début du concert avant d’atteindre l’apocalypse entre 8000 et 9000 tr/min. Ce moteur atmosphérique est magique, d’une rare violence. De l’héroïne à l’état pur. 3″4 de 0 à 100km/h, ça ne laisse pas indifférent. Mais c’est l’art et la manière qui forge le mythe : la voiture est d’une précision impressionnante. Les rapports passent instantanément à chaque pression de la palette grâce à la transmission robotisée à double-embrayage, fruit du savoir faire en F1. Le passage de la puissance au sol est maximisé en mode race pour notre plus grand plaisir et c’est au freinage alors qu’on est à plus de 250 km/h que l’on s’aperçoit qu’on a dans les mains un chef d’oeuvre : la suspension gère le transfère des masses et la voiture ne bouge pas d’un poil. C’est tellement impressionnant que cela se voit même sur les vidéos embarquées. Vous pouvez vous même juger de cela en regardant en comparatif l’essais de la Lamborghini Huracàn qui est pourtant un chef d’oeuvre dans son genre.

Un outil à tailler les trajectoires

Ferrari 458 Italia. Essai sur piste Las Vegas. ©Loïc Dorez.

Les virages s’enchainent et la 458 nous invite à attaquer. Le différentiel est géré électroniquement, apportant une certaine neutralité qui vous permet de pousser très loin la 458 Italia en courbe. 80% du couple maxi est disponible dès 3250 tr/min, cela signifie des plages d’utilisations très larges, beaucoup de souplesse avec des relances foudroyantes et sans compromis. Inutile de préciser que tout se passe à plat. On est très vite à 3 ou 4G en courbe.

C’est donc une voiture parfaite pour qui veut faire de la piste le week end. A titre comparatif elle ne concède que 0″01 s sur le circuit de Fiorano à la Ferrari Enzo et ses 660 ch. C’est dire les qualités de la belle, résultats d’évolutions en terme de rigidité sur le châssis, le gain de poids, l’aérodynamique, les appuis et bien sûr les apports de l’électronique venu de la F1.

Essai de la Ferrari 458 Italia sur la piste de Las Vegas. © Loïc Dorez.

 

CARACTERISTIQUES

© Loïc Dorez

FERRARI 458 Italia 

MOTEUR
Type : 8 cylindres en V à 90 °, 32 soupapes
Position : longitudinal central AR
Alimentation : Injection directe, calage variable, overboost d’admission forcée
Cylindrée (cm3) : 4497
Alésage x course (mm) : 94 x 81
Puissance maxi (ch à tr/mn) : 570 à 9000
Couple maxi (Nm à tr/mn) : 540 à 6000

TRANSMISSION
AR + autobloquant piloté E-diff 3
Boîte de vitesses (rapports) : robotisée à double embrayage (7)

POIDS
Poids à sec (kg) : 1380
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 2,42

ROUES
Freins Av-Ar (ø mm) : Disques ventilés carbone-céramique (398-360) étriers 6-4 pistons +ABS, TCS, ESP (déconnectable) + EBD
Pneus Av-Ar : 235/35 – 295/35 ZR 20

PERFORMANCES
Vitesse maxi (km/h): 325
1000 m DA : 20″3
0 à 100 km/h : 3″4
0 à 200 km/h : 10″4
CONSOMMATION
Moyenne (L/100 Km) : 11,8
CO2 (g/km) : 275

PRIX (07/2010) : 197.000 €
PRIX MOYEN D’OCCASION : 150.000 €
( vérifiez la voiture est antérieur au 30/7/2010 que le concessionnaire ait bien monté un des isolants à l’aide de rivets en remplacement du collage )
PUISSANCE FISCALE : 49 CV

Tags

#Ferrari